Le Mag - Islande

Le Cheval Islandais, Fidèle Compagnon des Vikings

 Le Cheval Islandais occupe un rôle majeur dans l’histoire et la mythologie nordique, et reste encore à ce jour une grande fierté nationale. Il fait partie des races les plus anciennes et les plus pures du monde et sa renommée dépasse largement les frontières de l’Islande…

L’Islandais, un cheval et pas un poney !



Bien que de petite taille, l’Islandais n’est pas un poney mais bien un cheval et gare à vous si vous utilisez le terme de poney devant les amateurs de la race ! Cela s’explique par le fait qu’en langue islandaise, seul le terme « cheval » (hest) existe, et pas celui de poney. Trapu, avec une crinière bien fournie et une toison qui s’épaissit en hiver, l’Islandais est un cheval aux courbes arrondies, très résistant et capable de transporter des cavaliers lourds malgré sa petite taille.

C’est un cheval docile, doux, amical et facile à prendre en main, au pied sûr et avec un sens de l’orientation remarquable, ce qui fait de lui une monture très appréciée des cavaliers. Les couleurs des robes sont très diverses, et en langue islandaise, il existe plus d’une centaine de termes pour désigner de façon spécifique les différents types de robes de la race !



La naissance de l’Islandais aux côtés des Vikings



Au début du IXème siècle, les Vikings accostent en Islande, une des dernières contrées d’Europe qui n’avait pas encore été colonisée par l’Homme, et apportent avec eux leurs chevaux qu’ils avaient embarqués sur leur navire. Ces premiers chevaux appartenaient principalement à des races nordiques telles le Fjord ou le Tarpan, puis un peu plus tard furent apportés des poneys d’origine britannique tels que le Shetland, l’Highland, le Connemara ou l’Exmoor. Peu à peu, à partir de ces premiers chevaux, naquit la race islandaise, modelée par le rude climat de l’ile.
Dans les années 900, des tentatives de croisements avec des races orientales eurent un effet catastrophique sur les populations indigènes de chevaux islandais, entrainant la dégénérescence de la race et c’est pour cela qu’en 982, le Parlement Islandais, ou Althing, décida d’interdire toute importation de chevaux étrangers pour protéger la race islandaise. Depuis plus de 1000 ans, l’Islandais ne connut aucun croisement, ce qui en fait à ce jour l’une des races les plus pures du monde. D’ailleurs, l’interdiction d’importation de chevaux sur l’île est toujours en vigueur. L’exportation des chevaux islandais est autorisée, mais tout individu ayant quitté l’île ne peut plus jamais y revenir !

Jusqu’au XIXème siècle, le Cheval Islandais s’épanouit et fut soumis à divers critères de sélection, façonnant peu à peu la race telle qu’on la connaît aujourd’hui. En 1783, une éruption du volcan Lakagígar, qui dura près de huit mois, généra des tonnes de cendres qui se répandirent sur les sols, tuant la végétation et asséchant des rivières. Environ 70% des chevaux islandais furent décimés par cette éruption, empoisonnés directement par les cendres toxiques ou bien victimes de la famine causée par la stérilisation des terres et le manque d’eau. Il fallut une centaine d’années à la race pour se remettre totalement de ces lourdes pertes et au début du XXème siècle, les effectifs redevinrent importants, divers comités d’élevage se mirent en place, ainsi que des organismes officiels définissant les critères de la race. On compte aujourd’hui environ 80 000 chevaux islandais, pour à peine 300 000 habitants résidant en Islande ! Et le succès du petit cheval des Vikings ne s’arrête pas là, son rayonnement à l’international ne cesse de s’étendre et il est devenu une race très populaire, avec plus de 100 000 individus répartis à travers le monde…



Un cheval forgé par le climat



L’Islande est connue pour son climat rude et ses paysages spectaculaires, pouvant présenter à la fois de vastes plaines verdoyantes ou au contraire de grandes étendues de laves basaltiques dépourvues de végétation et complètement arides. Des volcans, des geysers, des sources d’eaux chaudes côtoient les grands glaciers et les paysages enneigés, et tous ces contrastes sont à l’origine du surnom de l’Islande, la « Terre de Feu et de Glace ». Les poneys islandais, élevés en semi-liberté, ont dû se faire à ces conditions climatiques extrêmes. Ils ont dû s’habituer au manque de nourriture, se nourrissant d’algues ou encore de poissons morts pendant les périodes de famine, au froid intense des longs hivers d’Islande, au vent qui souffle avec rage sur les plaines et aux terrains accidentés sur lesquels ils vivaient. C’est ainsi que le poney islandais devint un cheval ultrarésistant, ne craignant pas le froid, très peu exigeant en termes de nourriture et capable de parcourir de longues distances. Il a développé un pied sûr lui permettant de parcourir les terrains escarpés sans jamais trébucher ainsi qu’un excellent sens de l’orientation dû à sa vie semi-sauvage dans les plaines islandaises.

Le cheval aux 5 allures



L’une des particularités du Cheval Islandais qui a participé à le rendre populaire est la possession de 5 allures «naturelles ». En effet, chez les chevaux, on compte généralement trois allures: le pas, le trot et le galop. Mais chez l’Islandais, il existe également le tölt et l’amble. Le tölt est une allure à quatre temps, comme le pas. C’est une allure rapide et très confortable, permettant de couvrir de très longues distances. L’amble quant à lui est utilisé sur de petites distances, c’est une allure très rapide également, mais qui se fait sur deux temps cette fois-ci. Tous les chevaux ne possèdent pas naturellement les cinq allures, parfois ils ne possèdent pas l’amble, néanmoins ce critère est très recherché et les meilleurs spécimens de la race sont ceux possédant naturellement ces cinq allures…



La fierté des Islandais



L’Islandais constituait la monture de guerre des Vikings, et les guerriers nordiques leur accordaient une grande importance et un grand respect, tels que parfois le cheval était enterré auprès de son cavalier. Son rôle devint primordial au Moyen-Age, car en plus d’être cheval de guerre, l’Islandais avait sa place dans chaque foyer de l’île, se révélant indispensable aux travaux agricoles et au transport, surtout dans un pays aussi austère que l’Islande. Aujourd’hui, l’Islandais occupe toujours une place de choix dans le cœur des insulaires et s’il n’est plus aussi indispensable aux travaux agricoles et au transport qu’avant, il est devenu un cheval de loisir et de concours. De nombreux évènements sont organisés autour du cheval Islandais : concours d’allures, concours de beauté, course,…
 A présent, imaginez-vous, les cheveux au vent, sur le dos de votre monture, face aux grandes étendues hostiles comme les premiers Vikings qui accostèrent avec leurs chevaux il y a plus de 1000 ans… Pourquoi ne pas tentez l’expérience lors d’un séjour en Islande ? Les habitants seront très heureux de vous faire partager l’amour de leur pays et de leurs chevaux !






Proposé par : LVA

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